Imaginez scroller sur Instagram : une influenceuse en crop top met en valeur un ventre plat parfait, liké par des milliers de personnes. Ce flux incessant de corps idéalisés façonne notre perception de nous-mêmes, souvent sans qu’on s’en rende compte. Dans cet article, nous explorerons les tendances mode boostées par les réseaux sociaux (comme le body positivity ou les challenges fitness viraux), leurs mécanismes psychologiques (comparaison sociale et auto-objectification), leurs impacts sur l’estime de soi (baisse de confiance, troubles alimentaires), et enfin des solutions pour une relation plus saine à notre image.
L’aspect corporel
Aujourd’hui sur les réseaux sociaux, beaucoup de femmes occidentales ont le même physique : bouches pulpeuses, pommettes saillantes, jawline définie, yeux bridés, brunes à peau bronzée, brushing lisse long, skinny mais avec des formes, obsédées par body care, skincare, le matcha, une alimentation esthétisée, et le pilates. Elles reprennent des traits racisés comme un « support changeable » implanté dans leur corps, produisant de la dysmorphophobie chez elles et le jeune public.
Les filtres utilisés sur des plateformes telles que Snapchat ou Instagram ont également une influence sur l’image de soi. Par exemple, une étude de 2017 (publiée dans l’American Journal of Preventive Medicine) montre que l’emploi des réseaux sociaux exacerbe la dysmorphophobie via les selfies et les filtres. De même, Fardouly (2017) fait le rapprochement entre l’utilisation axée sur les « photos » et le malaise corporel ainsi que l’acceptation de la minceur.
Il est également crucial de considérer le vieillissement : la plupart des femmes actives sur les médias sociaux sont de la préadolescence à la vingtaine. On trouve rarement des femmes qui ont plus de 35 ans. Cela est également dû à l’algorithme qui privilégie les normes sociétales. Des milliers de jeunes femmes souhaitent les prendre pour modèle. Ces personnalités ont généralement un visage « jeune » et une silhouette « bien formée », sans être excessive…
Les cycles viraux de la mode
Pour décrypter ce phénomène apparent depuis quelques années, il est essentiel de s’intéresser au concept du déterminisme. Cette doctrine philosophique apparue au XVIIe siècle questionne la liberté : Spinoza. Pour le philosophe hollandais, le libre arbitre n’est qu’une illusion. Vous pensez être maître de vos choix, mais en réalité, vous agissez inconsciemment selon vos envies ou votre condition physique. Vous n’êtes pas conscient des éléments qui vous poussent à agir. C’est ce qu’on appelle le « déterminisme ».
On retrouve tout cela sur les réseaux sociaux avec les influenceuses qui poussent à la surconsommation par l’achat compulsif de nouveaux produits trendy (maquillage, selfcare, capillaire, vêtements, etc.).
Par exemple, quand une célébrité porte un vêtement spécifique ou adopte un style particulier qui sera imité par des milliers d’individus sans l’intention de la personne en question. On porte parce que c’est à la mode, pas nécessairement par désir. Regarder le K-Drama Celebrity disponible sur Netflix : cela vous instruira.
Comment sortir de cette spirale infernale ?
Curation du feed :
Abonnez-vous à des comptes qui partagent des personnalités que vous appréciez, et désabonnez-vous des influenceurs toxiques obsédés par la perfection et le style de vie illusoire.
Détox digitale :
Limitez le scroll à 30 min/jour via des apps comme Freedom ; remplacez par des activités offline comme le sport, la marche, les sorties entre amies ou le journaling pour recentrer sur vos sensations corporelles.
Éducation critique :
Étudiez les algorithmes (ils favorisent l’idéal mince) et engagez des discussions à ce sujet dans des cercles d’amis ou en séance de thérapie pour déconstruire ces normes.
Avant de vouloir se conformer aux normes imposées par les réseaux sociaux, la société et les hommes, les jeunes filles et les femmes doivent apprendre à s’aimer, à trouver leur style, à se découvrir (personnalité, passion, hobbies, etc.), rien ne sert de vouloir ressembler aux autres, chaque humain est unique en son genre.
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